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| Piazza Maggiore : Palazzo Comunale à Bologna |
Notre professeur d'italien de Dante Alighieri Perpignan, Luisa, organise régulièrement pour ses élèves des voyages en Italie. Au printemps 2015 la destination choisie fut Bologna. La particularité de ces voyages est que chaque participant doit à son tour jouer le rôle de guide en présentant un monument et en italien bien sûr !
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| Le guide Margaret |
Nous avons interrogé plusieurs participants sur ce qu'ils ont retenu de ce voyage en dehors des moments forts de la découverte des musées et monuments visités, car ce sont souvent les anecdotes, les lieux insolites qui font le charme d'un voyage.
Nous laissons ci-dessous la place à 3 participantes. Les articles d'autres compagnons de voyage seront les bienvenus !
Séjour à Bologna par Christiane
Je n’étais pas retournée à Bologna depuis plus de 50 ans, voire plus.
Je me souvenais de ces longues artères aux galeries somptueuses parfois.
Nous mettions beaucoup de temps à traverser Bologna dans les années 1957/1960. L’autoroute s’arrêtait à l’entrée de la ville et nous arrivions avec souvent 2 à 3 heures de retard à Rimini ou Cattolica où je devais passer mes vacances avec mes parents.
Aussi quand Luisa, notre professeur proposa un séjour à Bologna, je m’inscrivis tout de suite.
Je ne le regrette pas. Notre séjour fut grandiose, délicieux, agréable, sympathique et convivial. Réussite totale entendait-on dans l’avion du retour .
C’est surtout notre soirée à l’opéra qui retiendra mon attention et le plus beau souvenir.
On y donnait Jenufa de Leoš Janáček, compositeur tchèque, drame en 3 actes qui se passe en Moravie.
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| Teatro Comunale di Bologna |
On m’a souvent plaisantée sur cette soirée quand j’ai raconté ma rencontre avec mon voisin de gauche. Gentleman érudit qui m‘a conté toute l’histoire de l’Italie en 10 minutes en la rapprochant et la comparant avec l’histoire française. Homme super élégant, aux yeux maquillés et couvert de diamants et d’émeraudes, des vrais ! Boucles d’oreilles, bagues et broche à la dimension impressionnante ! Nous avions déjà fait sa connaissance, l’après-midi à la billetterie et Margaret l’avait interpellé. Il nous a reconnus le soir.
Bien sûr les souvenirs ne se limitent pas là.
Il faut y ajouter le repas super convivial dans un petit local où chacun apporte son pique-nique et le partage. Le matin, Luisa nous avait invités à faire quelques achats de produits locaux délicieux, jambon, salami, pecorino, parmesan et Squarquerone, fromage typique de Romagna et savoureux.
La suite, mes compagnons de voyage vous la raconteront…
Mon voyage à Bologne avec la Dante avril 2015 par Margaret Namura
C’est sûr que je pourrais longuement évoquer la piazza Maggiore, la fontana del Nettuno,
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| Fontana del Nettuno |
il palazzo Comunale, il palazzo et la biblioteca dell ‘Archiginnasio, le Torri pendenti et les kilomètres d’arcades aux plafonds peints, les multiples églises, les Musées (la Pinacoteca nazionale, il Museo civico Archeologico, le MAMBO), le magnifique jardin Margherita.
Mais tous ces aspects de « Bologna la rossa, Bologna la bella, la sapia » vous les trouverez dans tous les bons guides de voyage.
Notre long séjour (7 jours) et la position centrale de notre hôtel, « Albergo centrale » derrière la Plaza Maggiore nous ont permis de bien nous imprégner de ces lieux emblématiques de Bologne.
Je pourrai aussi relater notre escapade à Ferrara,
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| Castello Estense à Ferrera |
les succulents repas à base de fromages, jambon, mortadelle (sans pistache !!) pris dans les trattorie remplies de jeunes, la soirée à l’opéra (Jenůfa de Leoš Janáček ), le concert « per due cornetti e due organi » dans les stalles en marqueterie de bois du chœur de San Petronio, etc…..
Je préfère vous parler des quelques aspects et lieux insolites de Bologne que nous avons découverts. C’est cela le « plus » de la Dante. Nous ne faisons pas des voyages d’agences touristiques. Nous essayons de découvrir la culture italienne là où elle se cache, loin des hordes touristiques, là où elle est la plus authentique.
Première surprise dès l’arrivée : dans notre hôtel sis dans un ancien palazzo, une chambre la nôtre, la n°9, a conservé son mobilier d’origine Art déco !
Premier déjeuner : Luisa nous amène dans une sorte de cantine ; en fait c’est une école d’apprentissage pour la fabrication des tortellini. Sur de grands tableaux des dizaines de types de pâtes sont proposés dont les fameux tortellini farcis de viande, de légumes. Le choix est difficile ! On commande, on paie et on va s’asseoir autour de grandes tables ; pas de touristes uniquement des gens du quartier ; et puis on vous appelle et vous recevez votre plat rempli de merveilles. Et ensuite on peut monter à l’atelier et l’on assiste à la fabrication à la main des tortellini farcis.
Autre émerveillement : Luisa a contacté un ami bolognais Neno qui nous conduit, en passant par l’ancien ghetto, vers un aspect inconnu de Bologne : ses canaux.
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| Le guide Neno |
Jusqu'à l'unité de l’Italie, Bologne était plus semblable à Venise qu'à la ville actuelle : chaque route avait son cours d'eau, plus ou moins imposant, et ponts ou passerelles pour le traverser.
Ne parle-t-on pas de « la deuxième Venise »
Neno nous explique que depuis le haut Moyen Age la ville possède un dense réseau de canaux. Le canal « Di Reno » prend son origine sur le fleuve Reno, dans la localité de Casalecchio di Reno à 6 km du centre historique de Bologne puis il se divise en deux branches, une poursuit vers l’est donnant origine au Canale delle Moline et l'autre pointe vers le nord formant le Canale Cavaticcio qui servait à l’alimentation du port Navile. Bologne était ainsi reliée au reste de l’Italie, en particulier à Milan et au monde par l’Adriatique.
Pour pouvoir étendre l'aire industrielle, depuis les deux canaux principaux, des conduites étaient dérivées créant ce réseau dense ; toute l'économie bolonaise avait en ce Canal la source prédominante d'énergie pour faire fonctionner des machines hydrauliques sophistiquées : moulins à grain et autres matières, scieries, martinets de forge, tréfilerie, pilage du riz, papeterie, métiers mécaniques, cylindrage du feutre, filage de la soie, laverie et tanneries.
Ainsi, déjà en 1300, dans Bologne, existaient 37 moulins qui devinrent 500 en 1700, la plupart utilisés pour la soie.
Notre ami nous explique que dans les années 1950 presque tous les canaux étaient déjà recouverts et aujourd’hui ils sont bien cachés, il faut parcourir patiemment les merveilleuses rues étroites ; il nous amène à la Via Piella où se trouve une petite fenêtre en bois au niveau du numéro 18. On l’ouvre et surprise magique …un canal ! Un canal où se reflètent les maisons hautes et étroites.
Voilà je vous ai fait partager quelques-unes de mes surprises bolognaises !
Merci Luisa pour ce voyage !
L’art de l’aperitivo à l’Italienne par Heidi
Les Italiens ont créé des boissons
spécifiques pour passer un bon moment le soir après le travail entre 18h et
20h30: le Spritz, le Campari, le Martini etc… Autant de cocktails « légers »
pour commencer la soirée.
Après une longue et belle journée à la découverte de Bologne, assoiffés et creux à l’estomac, nous cherchons un endroit pour nous
restaurer un peu. Et sous les arcades du centre ville nous avons trouvé, parmi
une multitude de bar bondés, deux tables pour nous (repos bien mérité); en
commandant nos boissons nous avons remarqué qu’il y avait un gigantesque buffet
sur le comptoir. En observant les autres clients, et en nous renseignant nous
avons fini par comprendre: on commande une boisson et pour 2 € de plus on peut
se servir au buffet à volonté: salades de pâtes, pizza, bruschette,
charcuterie, crudités de toute sorte, frittata aux légumes, fromage, fruits,
dolce etc. …(le pays de Cocagne !) Une formule idéale pour goûter un peu de tout
et c’est si bon et sympathique!!!


Photos de Heidi, Christiane, Jacques et Clementine
Renseignements : secretariat.dante66@hotmail.com